17 mai 2006
Appelez moi maitre
Oyez oyez, sieurs, dames et damoiseaux.
Par la présente je m’auto-proclame Maître ès négation en Glaswégien (ça en jette hein. Mouais, bon OK).
Je m’en vais vous narrer mon parcours semé d’embûches.
On ne reviendra pas sur les difficultés précédemment évoquées bien sûr… Commençons donc juste avant le voyage de retour en France… Voilà à peu près la situation :
- Le frigo vide
- Le départ de Camille, déjà elle-même anéantie, qui m’a laissée sans défense
- Le chaos qui s’ensuivit
Et finalement, le départ, avec le métro tout d’abord, puis, le train pour aller à l’aéroport…
(euh j'ai oublié la photo mais ca arrive)
Ma banquette d’accueil à l’aéroport où il fallait bien évidemment dormir pendant que ces enfoirés d’Américains posaient les fondations en contreplaqué d’une cahutte qui devait bientôt se transformer en Starbucks (et oui encore hein, désolé pas de photos de l’évolution…)…
Le transfert vers Londres puis l’attente, effectué en compagnie d’un sympathique Montpell… Euh, habitant de Montpellier quoi, mon compagnon d’infortune de salle d’attente…
L’arrivée sous le soleil radieux ou presque, Tourangeau…
Et durant les quelques jours de vie normale qui me restaient avant la grande aventure, j’ai pu laisser libre court à mes activités sociales, créatrices et domestiques, comme en témoigne cette photo ou j’ai t’y pas trop la classe avec mes wellies et mon bleu de la Ville de Nantes ?? (ok on voit pas les wellies, mais elles y sont je vous jure !)
Et puis, le lundi 15 mai 2006, date à marquer d’une pierre blanche, ou pas, ma fidèle charriotte m’a emmené jusqu’à… jusqu’au parking de l’île Aucard, après quoi je devais encore traverser la Loire et la ville pour atteindre la gare dans laquelle se trouvait la navette qui m’emmenerait à la gare contenant le TGV pour Paris (ouf).
Et enfin avec une joie non déguisée bien sûr me voici à Paris, ville adorée d’entre toutes, hum. Voila Mon cheminement vers la fac…
On sort du métro puant et gluant, euh pardon, irrésistiblement attrayant…
On traverse une "charmante petite rue" du Marais, avec sa libraire à la Brouette rouge…
Puis voilà la rue Charles V…
La cour de l’UFR… Typique avec ses petits pavés, son architecture blablabla…
Moi, arrivée là, même pas peur, je prend mon casse croûte comme si de rien n’était…Et je me dirige d’un pas conquérant vers la salle de l’Epreuve…
Magnifique d’ailleurs, la salle… Et là, dans cette salle cachée aux regards de tous, se déroule l’épreuve initiatique qui consistait à baratiner tout seul pendant 20 minutes sur ma vie, mes projets, ma recherche, mes méthodes de travail et tout le tintouin, puis à s’autoflageller pour ses erreurs de débutants, puis à répondre avec un sourire béat à toutes les questions concernant mes coquilles et mon absence d’analyse linguistique. Durée totale 1h45, et après délibération me voila Maître (de quoi on en sait rien, mais c’est l’intention qui compte).
Après ça il me restait une heure pour flâner dans le métro puant et revenir à la gare Montparnasse, en me congratulant moi-même modestement à la limite de demander à tous les individus environnants de me patter la shoulder…
Je me suis dit que j’avais trop la classe, et que ça se voyait que j’étais Maître, nom d’un négateur.
Alors revoilà la gare, son ambiance joyeuse et proprette, la confiance qui y règne et l’esprit bohème qui l’habite…
Pour me féliciter j’ai eu droit à un TGV pas comme les autres, avec des trucs où on peut poser ses bagages, dommages pour une fois j’en avais pas…
Et ensuite c’est le retour, me revoilà en train de poireauter à Stansted, puis en train de tourner en rond car je ne trouvais pas la porte 88, à laquelle on accde par un petit couloir dérobé planqué chez Millie’s Cookies dont j’avais bien évidemment fait vœu de ne pas m’approcher…
Mais bien sûr mon sens de l’orientation hors du commun (même pas aidé par le GPS) m’a fait retrouver l’avion qui n’est pas parti sans moi, et hop re- le train de Prestwick vers la ville, et vous remarquerez à la fenêtre que ça va beaucoup plus vite cette fois…
Me voilà bien de retour sous les cieux écossais, un peu pluvieux je dois dire, mais point trop n’en faut…
En définitive, je pense que j’ai rempli ma mission qui consistait à « tous les niquer ces bâtards ».
Commentaires
Et bien si telle était ta mission, j'espère qu'elle s'est effectivement bizn accomplie. Mais "Maître", c'est un truc typically English ou pas ? Ou alors tu es officiellement Jedi ?
Bisou !
photo
avec cette photo appellez moi maitre, tomb-raider en mieux ...
terribelement belle et magnifiquement sexy.
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